Creations


Fête 01.09 – L’otium du peuple
«otium sine litteris mors est et hominis vivi sepultura»
Comme Sénéque bien suggère, pour éviter l’inhumation, replongeons-nous dans l’otium et dans les merveilleux souvenirs de la Fete01 2009 : des vidéos, des photos, quelques liens…
>>> site by Fenshu & Nico
>>> photos by Yvan Hesbois
>>> otium et negotium…
RED BUTTON DAY
Résidence de HORIA COSMIN SAMOILA et MARIE CHRISTINE DRIESEN à Labomedia du 21 au 25 avril 2008.
Cosmin et Marie Christine du Ghostlab s’intéressent à l’exploration des paysages électromagnétiques et des limites cognitives.
Une course contre la montre pourrait se définir par une notion d’espace, de temps, de distance et d’urgence. Cela entend aussi l’inéluctable échéance, souvent funeste ou redoutée, à laquelle on pourrait se soustraire par une quelconque action désespérée, héroïque ou finalement poétique. Et paradoxalement, qu’il s’agisse d’échapper à un péril en atteignant un lieu sûr, ou de se placer en situation de péril pour échapper à l’endormissement des sens et de la raison, c’est bien quand le prédateur se fait sentir, que le Monde, fait silence et écoute. Et la Terre ainsi que les êtres qui la peuplent frémissent quand ce prédateur s’apprête à dévorer le temps et l’espace, diluant l’angoisse ou l’excitation dernière, dans une infinité sans nom.
Dans l’interminable attente, l’ultime microseconde avant la morsure devient révélatrice de l’absolu qui un instant, hors du temps, se dévoile. Un micro-instant ou les sens se déploient sous l’atavique influence d’un lointain réflexe reptilien palpitant à l’arrière de notre crâne. Voûtes célestes et voûtes lointaines se font entendre de concert avec les sursauts de la Terre et de ses couches ionosphériques.
En Mars de l’année 2008, ou possiblement les mois suivants du même cycle, notre réalité pourrait bien disparaître, aspirée par un trou noir.
Au delà du point de non retour, l’espace ainsi que le temps deviennent virtuellement infinis, fixant comme sur une plaque photographique, « l’état-donnée » pour l’éternité.
Articulant des principes de réceptivité, réciprocité et résonance, loin de vouloir se soustraire à la potentielle et ineffable fixation de notre réalité, des dispositifs magico-électroniques, s’approprient par détournements, les spectres, aux frontières de la science. Un processus de veille, s’ouvrant sur les hors champs et la non localité.
« En dehors du Temps, A l’Intérieur de l’Espace »
>>> GhostLab

XUL
29 fevrier 2008 : au 108 rue de Bourgogne la PPPC Corp, avec le soutien de Labomedia, organise les vernissages de cinq expositions. Une invasion du bâtiment par la philosophie XuL, à travers de performances conséquantes, au niveau du temps, au niveau du contenu.
Fevrier 20O8, Philippe Coudert avait 31 ans.
Revenu d’un voyage initatique au Chili, l’artiste maudit tourne en rond chez sa mère depuis quelques mois. Pour faire quelquechose de ses mains il créé XuL.
Xul sera une blague, un projet de société, une forme globale qui voudrait ne pas etre categorisable, mi art, mi politique, mi philosophie, mi mechandizing, mi plastique, mi sonore, mi performant, mi architectural, mi graphique.
Le jour de la célébration sera le 29 fevrier.
Ce jour bancal inventé par la société occidental. Comme cale rabotée à la main pour que les horraires des messes et des bourses concïde a peut près avec les cycle de l’univers et la lune. Ce jour est idéal : le choc entre la Nature et la culture.
C’est l’hiver, Philippe Coudert traine au 108 rue de Bourgogne et Labomedia décide de lui préter un espace pour quelques mois en guise d’atelier. Il devient ainsi artiste en résidence, statut social plus valorisant que RMIste logé gratuitement chez ses parents.
Philippe Coudert, du temps de sa jeunesse, avait créé la PPPC Corporation. Encore une farce : cacher sous une appellation grandiloquante le fait qu’il était tout petit – en plus le clin d’oeil aux loges maçoniques avec la double conotation du terme corporation ne lui parut pas degueu.
De PPPC (les 3 “P” de PhiliPPe et le “C” de Coudert) il inventa un logo et de cette succession de “P” il créa une déclinaison graphique chère aux designer.
- PPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPC Project.
Poser son blaze sur les murs… Voilà qui lie la Corporation avec les grands groupes de busyness internationaux dans la tradition des pollueurs visuels.
Les entreprises classées au CAC 40 sont soutenues par les Lois des pays…mais PPPC Corporation étant en cours de developpement elle se range plutot du coté de la racaille graffeuse et adopte une technique commando sans autorisation, et hors des cadres JC Decaux
Tiraillé entre la Rue, le musée et les belles typographies, entre le vandalisme punk (o’clock) et la propreté des street artistes de droite (André), il colle de belle lettres gothiques sur les murs.
Idéales pour coloniser un espace grace à la fameuse ligature inventée par les curés moyenageux, On peut remplir grace à cette technique un mur du nombre de “p” necessaires et clore la ligne/mur par un “c” final.
Entre le fumoir et les toilettes, le logo transpire a travers le mur mitoyen et apparait d’un coté en positif et de l’autre en negatif et inversé.
Pour le vernissage il fallait une création sonore a la fois vulgaire et de la rue : la Fonky family et classieux comme une oeuvre d’art contemporain : le parti pris absurde de n’utiliser que la chanson “Danse de vandale” et de la decortiquer. Pour amener un peu de spectacle, Olivier Baudu etait la personalité idéale et pour faire entrer la rue dans le musée, rien de telle qu’une diffusion sur des ghettos blasters posés sur les différents spots de graf. Et pour la technique tant révée par Xu, le live d’Olivier passait par Radio Campus en quasi temps réél (4 secondes de décalage).
- Avinyo.
Le projet Avinyo avait déjà été exposé à la galerie SoA de Paris et avait donné lui a un alphabet pour la marque de skate versaillaise Nine Yards à Barcelone. C’était donc la troisième forme que prenait la collection de pieds de table et de chaise principalement issus des poubelles du barri gotic de Barcelone.
En réponse au detestable travail réalisé par l’entreprise de BTP qui laissa en fixe dans les sous sols du 108 des étais qui devaient etre provisoires-video projetée dans la salle, Avinyo elle aussi se transforme en foret d’étais. Allumettes dérisoires qui soutiennent la chappe en béton armé.
L’installation est éclairée par une lampe de chantier unique, renforçant l’atmosphère de degradation du batiment par l’erosion du temps. le collectif HAK représenté par Anton Mobin, Mathiew, et Sylvain ce soir là prodiga un live batterie/guitare/bruits magique.
- Satellite Of Love.
En résonance à la fusée construite sur le site du LostWood de Melleray, le satellite de XuL prépare son envol sur fond d’incrustation du studio de la webtv du 108. Construit par et pour les clochards célèstes, ce satellite vole dans les rèves et dans les ecrans de controle de l’équipe de lancement. Un caddie de supermarché, des chassis de BZ, un ventilateur, un presentoir a carte postale, une parabole de télé. Tout est vissé, tout est articulé, rien n’est soudé.
Le collectif Nature Artificielle a repondu présent au lancement du satellite. Composé de Yannis de Bellair, jipé Dupont, Jerome Djed Cligny, et Dju Fleureau les musiciens livrèrent un concert bruitiste duquel se faufilaient de temps à autre des harmonies electroniques clinquantes. Les musiciens astronautes et leur satellite voyagèrent dans le ciel par incrustation vidéo.
- XUL.
Pour séduire les nouveaux adèptes, un culte se doit d’en mettre plein la vue dès l’entrée dans le lieu de culte. Pour rester dans la tradition typographique de la Corporation PPPC sans trop s’eloigner du rève holywoodien les 3 grandes lettres XUL se transforment en écran de double projection.
Daniel Caspar, peintre et maitre de Philippe Coudert, projèta une vidéo naturaliste, constat de la collision des éléments de la terre avec ceux des airs.
En parallèle, Benjamin Cadon, grand collaborateur pour la corporation, balançait des visuels créés à base de filtres PureData.
Pour couronner le tout et continuer vers un dechirment téchnologique en temps réel, Fenshu, musicien polymorphe, envoya du gros depuis son lieu de residence la Norvège.
- Le Culte.
Quelques objets rituels, et un autel de glace. Les lampes hallogènes prises par la glace illuminent la scène. Monsieur P et Neurone, en maitres de cérémonie lancaient de grandes phrqeq techno-rituelles
- Chamboul Tout.
XuL se veut etre un mouvement libre de toute contigence materielle, mais travaillant avec du materiel humain un lieu de catharsis est souhaitable. Le Chamboul tout a été créé sur mesure pour la musique du grand JT25, riche en basse, sub bass et plus bas encore dans le spectre audio. le chamboul tout s’ecroulera seulement par l’action des ondes créées par le son. Et le detail interessant est que les boites qui constituent l’empillemment à chambouler sont en verre…Une pluie de cocktail molotov, l’explosion de la vitrine d’une agence immobilière, une barre de fer en travers du parre brise d’une camionnette de gendarme…tout les fantasmes sont les bienvenus pour la catharsis collective.
>>> Philippe Coudert
>>> XuL


Imaginary Landscape
Imaginary Landscape est une œuvre multimédia en ligne, un site, un point de vue sur un paysage virtuel interactif. Ce site utilise la carte dynamique Google Maps pour générer une représentation du monde à travers les flux d’informations de source française qui circulent sur la toile.
Le paysage d’Imaginary Landscape est composé de la vue aérienne par satellite de la terre sur laquelle se superposent des titres d’articles émis par les médias français. Le texte vient s’ancrer sur la carte en fonction des données extraites de l’article qui permettent de localiser l’information.
Les titres viennent s’agglomérer en nuages blancs de mots au dessus de points sur la carte qui correspondent aux zones géographiques dont parle les articles. Ces nuages s’amoncellent et se déplacent suivant l’actualité climatique de l’information. On peut dire qu’Imaginary Landscape serait une carte météorologique de l’information française.
En utilisant l’outil zoom on arrive à un niveau qui permet de situer plus précisément l’information et de lire le texte. En cliquant dessus, on peut lire la totalité du contenu de l’article diffusé.
Dans la page d’accueil de ce site, on trouve dans la partie inférieure un bandeau avec un nuage de mots qui vient répertorier et classer les mots utilisés dans la masse des articles qui alimentent le paysage. Ils permettent de visualiser intuitivement les thèmes, les masses… Un champ de recherche est mis à disposition du visiteur pour qu’il fasse lui même une recherche de mot.
Les sources des données récoltées sont prélevées dans les flux RSS de la presse quotidienne française dans les rubriques « international ». Un certain nombre de données sont filtrées : titres, descriptions, lieux, géocodage (longitude, latitude). Tous les contenus situés en France sont exclus. Les nouvelles sont affichées sur une durée glissante de 3 à 4 jours. En « back ground » un historique est stocké sur le serveur afin de pouvoir « photographier » les paysages au fil du temps.
Ce travail est un hommage à John Cage pour son œuvre «Imaginary Landscapes n°4» et son travail sur « l’indétermination…The idea of relation being absent, anything may happen. A ›mistake‹ is beside the point, for once anything happens it authentically is. »
Imaginary Landscape est plus qu’un objet artistique, c’est un processus, un instrument de génération automatique d’images du monde, un outil de recherche et aussi de représentation du monde.
Comment nous français percevons le monde à travers les médias ? Plus que de fabriquer des images nous voulons montrer que les médias façonnent notre façon de voir le monde, ils fabriquent des images, un imaginaire, notre imaginaire ?
L’immédiateté et le constant renouvellement de l’information à travers les flux d’information sur internet annulent la réalité de l’espace-temps de nos déplacements physiques pour une sorte de «stéréo-réalité» : une réalité immédiate où se déplace notre corps et une réalité virtuelle médiatique qui influence de plus en plus notre relation à ceux qui sont loin, sur d’autres continents ou aux antipodes. Et par effet boomrang cette réalité virtuelle vient influencer notre relation à notre quotidien.
Pour ce projet, Labomedia a accueilli l’artiste Sylvie Ungauer dans le cadre de ses résidences dites “permanentes” et a notamment assuré le développement de l’application web dans le cadre de l’accompagnement proposé à l’artiste.
>>> Sylvie Ungauer
Laboratory Planet
Bureau d’Etudes est un collectif d’artistes résidant sur Paris, qui mène ses recherches sur les structures du savoir et du pouvoir dans le capitalisme technoscientifique contemporain, recherches élaborées ensuite sous forme de cartes, avec le but declaré d’ ” identifier et localiser les noeuds stratégiques de recherches, d’expérimentations, à l’échelle de la planète. Il nous semble en effet essentiel de rattacher les faits (ligne de temps) à une localisation dans l’espace. Il s’agit de re-réealiser l’information pour mieux la maîtriser “.
Le projet Mapping the Laboratory Planet consiste dans la réalisation d’un logiciel coopératif, permettant de cartographier les sites décisionnaires et créatifs de la Planète Laboratoire, dans leur situation géographique et à travers une visualisation des liens inter-relationnels.
Suite à la collaboration avec Labomedia, donc, ” une base de données en open source permettant de visualiser les lieux d’implantation et de concentration du savoir et du pouvoir : un générateur de cartes ” a été développé et est désormais en ligne à l’adresse http://www.laboratoryplanet.org.
End Of Secrecy – Mapping the Laboratory Planet, œuvre de cartographie interactive, a été presenté au festival Transmediale en 2008, et reconnue avec mention d’honneur du Vilém Flusser theory award.
GAMERZ 02
La team Labomedia aka Philippe Coudert et Benjamin Cadon proposent l’installation “Spiel und Tod” (Le jeux et la mort), un pong sans ecran dans lequel les joueurs deviennent «raquettes» et jouent avec une balle de pong sonore diffusée en quadriphonie. Les balles sont constituées de phrases philosophiques tirées d’un discours d’Adorno sur l’”industrie culturelle”.
Le programme est rendu partiellement inopérant afin de générer une frustration chez l’humain-joueur habitué à se rassasier d’une interactivité consumériste à tendance avilissante.
L’oeuvre est presentée pendant l’exposition multimédia Gamerz (organisée par dardex mort2faim / Aix en Provence, du 15 au 17 janvier 08). Vingt créateurs marquant les courants émergents de la scène contemporaine artistique explorent des réflexions environnementales inspirées par le jeu vidéo.
Que se passe-t-il quand des jeux vidéo deviennent des médiums permettant à des artistes de créer, quand des artistes investissent les univers virtuels et le réseau ? Quand l’art contemporain s’ouvre à des univers ludiques et déjantés ?
>>> le site de Gamerz
La Vitrine – 11 sept. > 11 nov. 2007
Le projet de La Vitrine est un projet culturel basé à Maribor, en Slovénie.
Il a pour but de développer l’échange de pratiques artistiques européennes contemporaines ; pour cela, nous travaillons à la création d’un lieu de diffusion et de production artistique, et au développement d’un point de convergence des cultures multiples des pays européens.
Un “show room” de 8m3 recoit chaque mois une exposition ouverte 24h/24h à l’entrée du centre culturel Pekarna.

Panorama
1 % artistique pour le Lycée Benjamin Franklin à Orléans
Ce Projet de Sylvie Ungauer, artiste plasticienne, en collaboration avec l’Espace Culture Multimédia de Labomedia (ECM) est un écran perceptif des flux et des circulations du Lycée. Placé à l’entrée, il diffuse une image infographique générée et alimentée par des données issues de l’emploi du temps du Lycée.
Cette image, superposée à celle issue d’une caméra qui capte le mouvement en temps réel représente le système nerveux de l’établissement.
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